Rebond des indices : le bon moment pour investir sur les actions ?
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A l’instar de Natixis, exposé à hauteur de 12 milliards d’euros en termes de crédits accordés à des entreprises du marché du pétrole, les banques françaises devraient enregistrer des pertes sur ce secteur. Des provisions devront être passées pour compenser les défauts de remboursement. En effet, les cours de l’or noir étant au plancher depuis trop longtemps, de nombreuses entreprises du secteur ne seront pas en mesure de rembourser leurs crédits.
Natixis est exposé à hauteur de 12 milliards d’euros. De son côté, BNP Paribas, n’a pas précisé exactement son exposition à ce type de non remboursement des entreprises du secteur, mais affirme que ce sujet n’est pas un sujet d’inquiétude. La Société Générale, avant l’arrivée de la crise des subprimes en Europe, disait ne pas être impactée par cette crise américaine. L’on connait la suite. Les banques ne maîtrisent pas toujours leurs expositions à un secteur particulier, la traçabilité de leurs participations n’étant pas totale. D’ailleurs les expositions des banques pour chaque secteur de l’économie n’est jamais publié, un signe de manque de visibilité.
– la peur des investisseurs d’un subprime II ?
La crise financière de 2007 aux USA, arrivée en 2008 en Europe a marqué les esprits. Les banques n’ont-elles pas trop prêté aux entreprises du secteur du pétrole et de l’énergie ? Certains analystes ont déjà émis des alertes. Le prix du baril sous les 30$ va pousser inexorablement de nombreuses entreprises du secteur à la faillite. Or ces entreprises sont des grandes consommatrices en cash, des crédits qui ne seront pas remboursés.
– le marché interbancaire commence à se figer
Signe des craintes et de défis entre les banques, le système d’échanges inter-bancaires tourne au ralenti. Les banques ne souhaitent plus prendre de risques de contreparties. Les banques allemandes, lourdement exposées sur le secteur du pétrole, sont évitées.
– les banques européennes autant impactées que les banques américaines
Les entreprises de pétrole de schiste sont celles qui souffrent le plus, car leur coût de production est supérieur à 30$ le baril de pétrole brut. Les fermetures sont légions aux USA (plus de la moitié des puits ont déjà fermés). Logiquement, l’on pouvait penser que la majorité des banques impactées étaient américaines. Il n’en est rien. Les banques européennes ont largement financé ce secteur en plein développement. Européennes, et notamment allemandes.
Ainsi les banques allemandes, CommerzBank et Deusche Bank notamment, serait lourdement impactées par cette crise. Les investisseurs souhaitent de leur côté limiter les risques. Les marchés financiers chutent donc lourdement...
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