Historiquement, le taux du [a[livret A]a] devait protéger l’épargne des Français contre l’[a[inflation]a]. Il s’agissait d’un livret épargne utile aux plus modestes. Son taux devait être toujours au minimum supérieur de 25 points de base (0.25%) à celui de l’inflation en rythme annuel (hors tabac), tel que publié par l’INSEE. Évidemment, tout ceci est totalement théorique depuis que les gouvernements successifs ont manié artificiellement le taux du livret A. Devenu même un argument politique majeur en 2012, avec l’augmentation du plafond de versement du livret A, ce qui n’avait aucun sens, le taux de livret A est depuis fixé arbitrairement à 0.75% jusqu’en 2020. Le rendement réel du livret A est donc actuellement négatif et cela pourrait s’aggraver dans les mois à venir.
Le rendement réel du livret A négatif depuis plusieurs mois, entraîne dans son sillage toute l’épargne réglementée
En fixant arbitrairement, et jusqu’en 2020, le taux de référence de l’épargne réglementée à 0.75%, le gouvernement n’a pas seulement bradé l’épargne de précaution des épargnants les plus aisés, ceux qui font usage des livrets A et [a[LDDS]a] afin d’échapper à l’impôt sur les intérêts. Les plus modestes, pour lesquels le LEP (Livret Épargne Populaire) est proposé, se retrouvent également avec un rendement réel, net d’inflation, très légèrement négatif. Les autres placements, dont le taux est indexé sur celui du livret A sont donc entraînés dans cette spirale baissière.
Si la remontée des taux d’intérêts ne sera pas une arlésienne, car à jour, rien n’est encore visible, les épargnants auront tout le loisir de ne pas rester passif et de déplacer leur épargne de précaution vers les livrets épargne fiscalisés. L’avantage de la mise en place de la [a[flat tax]a] étant qu’au moins, tous les épargnants sont logés à la même enseigne.
Un avis, une question, un commentaire?